Lecture musicale des 'Chroniques de Ramallah'

de Gilles Kraemer par Florence Carrique-Allaire accompagnée au oud par Abdeladi El-Rharbi. 
Durée : 1h
Les textes, tirés de l'ouvrage « Jours tranquilles à Ramallah » (Editions Riveneuve, 2008) de Gilles Kraemer, directeur au Centre culturel franco-allemand de Ramallah de 2004 à 2007, retracent les moments de joie ou de peine, les tensions et les ambiguïtés de l'histoire immédiate sans se départir d'un brin d'humour.
La période court de la mort de Yasser Arafat aux préparatifs de la conférence d’Annapolis qui a été présentée comme la conférence de la « dernière chance » pour la paix.


Ce spectacle a été présenté dans le programme officiel
de la Maison des Métallos, centre culturel de la Ville de Paris 12e                                                  
les 29 mai, 3 et 6 juin 2008
et à l'Institut des cultures d'Islam (ICI),
Centre Culturel de la Ville de Paris 18e (13 juin 2008) 

 

concerts
novembre 2008 samedi 8 19h30 75019 Paris, 115 rue de l'OUrcq la Lucarne des écrivains
presse

Jours tranquilles à Ramallah - Sarthe Pendant trois ans, Gilles Kraemer a dirigé, à Ramallah, où siège l'Autorité palestinienne, le Centre culturel franco-allemand. Témoin, au côté de la population, de l'histoire en train de se faire, de la mort d'Arafat à la conférence d'Annapolis, il en tient une chronique décalée (1). D'abord envoyée par internet à ses amis, elle est aujourd'hui publiée. Ce journaliste de formation, quasi-diplomate par fonction, découvre et décrit, ce que les reporters de passage n'ont pas le temps de voir : la vie quotidienne. Il porte sur les sociétés palestinienne et israélienne les yeux du Candide de Voltaire, sans oeillères ni a priori. C'est souvent tragique, parfois comique. Il raconte les humiliations et vexations subies aux check points israéliens, la terreur armée que sèment, la nuit, de jeunes palestiniens désoeuvrés, l'angoisse des familles de fonctionnaires qui ne sont plus payés depuis la victoire du Hamas. Il s'amuse de voir tout un peuple conserver pendant des semaines, sous les ongles, l'encre violette indélébile prouvant la participation aux élections. Il s'étonne de voir, en têtes d'affiches pour le scrutin, des morts ou des prisonniers. Au fil des saisons, il pleut, il grêle, les fleurs d'oranger exhalent. Mais « il n'y a pas de place pour la poésie ». La construction de la « barrière de sécurité » avance, la situation politique ne cesse de se dégrader, les expropriations, l'exil, la colonisation se poursuivent. L'auteur perd vite les illusions de celui qui pensait contribuer à l'édification d'un État palestinien « démocratique et viable », en paix avec Israël. Il ne revient pas indemne de cette terre disputée. Pour avoir observé, partagé les petits bonheurs et le malheur sans fin de ses habitants, il sait à quel point ils restent prisonniers des rets tissés par des décennies de « politique du pire ». D'où vient qu'il pressente avec une quasi-certitude qu'un jour le Mur, comme celui de Berlin, tombera ? Jours tranquilles à Ramallah, de Gilles Kraemer, Riveneuve Éditions. Joseph LIMAGNE.

article ouest france vendredi 10 octobre 2008

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